La quercétine contre l’ostéoporose

Maladie osseuse fragilisant le squelette, l’ostéoporose accroît considérablement le risque de fracture. Cette pathologie touche la plupart du temps les femmes ménopausées, mais les hommes de plus de 65 ans ne sont pas non plus épargnés. L’ostéoporose est également observée chez les malades qui prennent un traitement à la cortisone à forte dose. Pour préserver votre capital osseux, il est bien évidemment recommandé de consommer des produits laitiers au quotidien. Des études scientifiques viennent démontrer que l’ostéoporose peut être enrayé grâce à la quercétine. Ce remède naturel sans aucun effets secondaires s’avère extrêmement efficace pour empêcher le fléau de progresser sournoisement dans tout l’organisme.

Bien comprendre l’ostéoporose :

La quercétine peut vous aider à garder des os solides

Les mécanismes de l’ostéoporose

L’ostéoporose diminue la densité de l’os et modifie son architecture, fragilisant en conséquence le squelette. C’est en cela qu’une simple chute peut occasionner des fractures, notamment du col du fémur, du poignet ou encore des vertèbres. En effet, l’os est un tissu vivant qui se renouvelle sans interruption afin de rester solide. Ainsi, un nouvel os sain vient remplacer l’ancien pour que le squelette ne se retrouve jamais endommagé. Le remodelage osseux est entrepris grâce à des cellules bien spécifiques que sont les ostéoclastes et les ostéoblastes. Tandis que les premières détruisent l’ancien os dans le but de résorber la structure osseuse, les secondes interviennent ensuite pour fabriquer la nouvelle ossature. Cette activité naturelle demeure stable jusqu’à 45 ans en moyenne. Passé cet âge, le vieillissement finit par réduire la masse osseuse car les hormones sexuelles, principalement les œstrogènes et les androgènes, n’exercent plus leur rôle protecteur sur la formation de l’os. Les conséquences ne sont pas toujours dramatiques. Cependant, certains individus peuvent souffrir d’une perte osseuse excessive, la résorption osseuse n’étant pas suffisamment compensée par une nouvelle formation. C’est à ce moment-là qu’apparaît l’ostéoporose (1).

Les facteurs de l’ostéoporose

Certaines prédispositions contribuent au risque d’ostéoporose, d’autant plus s’ils se cumulent (2). Le vieillissement en est la principal cause. Le sexe féminin est davantage concerné, surtout si la ménopause est intervenu avant 40 ans. Si des membres de votre famille souffrent d’ostéoporose, vous avez alors plus de risques de rencontrer ce problème pathologique. Il en est de même dans le cas où vous prenez ou avez pris un traitement par corticoïdes fortement dosé durant trois mois minimum. Par ailleurs, certaines maladies endocriniennes comme l’hyperthyroïdie peuvent en être la cause, étant donné qu’elles provoquent l’arrêt de la sécrétion des hormones sexuelles. Les personnes excessivement maigres dont l’indice de masse corporelle se situe en-dessous de 19 courent également le risque de souffrir un jour d’ostéoporose, tout comme celles qui ne pratiquent pas de sport. Une carence en vitamine D peut également venir perturber l’équilibre du remodelage du squelette, d’où l’importance de s’exposer au soleil pendant 10 minutes en hiver dès que l’occasion se présente. Un apport insuffisant en calcium, le tabac et la consommation régulière de boissons alcoolisées sont autant de facteurs favorables à l’ostéoporose.

La solution : La quercétine

La quercétine appartient à la catégorie des flavonoïdes, des pigments qui colorent les fleurs, les fruits et les légumes. Ces polyphénols procurent de multiples bienfaits thérapeutiques sur l’organisme, surtout lorsqu’ils sont associés à la vitamine C. En effet, leur alliance améliore grandement les résultats de la quercétine, puisqu’elle est mieux assimilée par l’organisme et moins rapidement éliminée. Les propriétés anti-inflammatoires de ce puissant antioxydant ont été observées au cours de nombreuses études(3), depuis que le scientifique hongrois Albert Szent-György a fait la fabuleuse découverte des flavonoïdes en 1937. Ainsi, on sait désormais que la quercétine ralentit la perte osseuse qui survient à la ménopause. Ce composé naturel est concentré dans diverses sources végétales et il est important de privilégier une alimentation qui en contient pour faire face à l’ostéoporose (4). Pour conserver un squelette solide doté d’une forte densité osseuse, il convient cependant de se supplémenter chaque jour avec au moins 500mg de quercétine pure.

La quercétine contre la perte osseuse

L’ostéoporose touche de plus en plus de personnes, notamment sédentaires. Ces patients en souffrance ont désormais un nouvel espoir de guérison, grâce à la quercétine. En effet, l’Institut national de la recherche agronomique a mené une étude scientifique prouvant que l’oignon rouge, plus encore que l’oignon jaune, est plus efficace que les isoflavones pour traiter cette affection qui prend des allures d’épidémie dans nos sociétés modernes (5). Les isoflavones appartiennent également à la famille des flavonoïdes et sont reconnus pour leur effet protecteur sur le squelette. Ainsi, l’oignon rouge est le végétal le plus concentré en quercétine. Dans l’ostéoporose, le stress oxydatif et l’inflammation sont en grande partie responsables de ce phénomène. Avant que l’étude ne produise des résultats concrets, le monde médical était persuadé que seule la baisse des œstrogènes donnait lieu à la perte osseuse. Dès lors, on a découvert que les cytokines augmentent avec l’âge, accélérant la résorption de l’os. Ces molécules inflammatoires apparaissent comme étant un élément fondamental pour comprendre la façon dont on peut traiter au mieux l’ostéoporose. C’est dans cette perspective que la quercétine a fait l’objet d’une étude sur la femelle du rat dénuée d’ovaires. Consommée au quotidien, des gélules de quercétine ralentit considérablement la perte osseuse. Ceci permet d’affirmer que ce flavonoïde exerce une fonction extrêmement prometteuse dans la lutte contre cette maladie du siècle.

 

Références :

1- Collège français des enseignants en rhumatologie. Ostéoporose. Site internet : campus de rhumatologie de l’Université médicale francophone. Nantes (France), 2010 – 2011 ;

2- Haute Autorité de santé (HAS). Prévention, diagnostic et traitement de l’ostéoporose. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France), 2006 ;

3- Teixeira S. Bioflavonoids: proanthocyanidins and quercetin and their potential roles in treating musculoskeletal conditions.J Orthop Sports Phys Ther 2002 Jul;32(7):357-63 ;

4- Anonyme. Quercetin. Altern Med Rev. 1998 Apr;3(2):140-3. Texte intégral : www.thorne.com ;

5- Etude menée à l’INRA de Clermont-Ferrand/Theix.